Twitch et l’esport font désormais partie intégrante de la vie en ligne des jeunes. Ces phénomènes rendent-ils la vie des personnes souffrant d’un trouble du jeu vidéo plus difficile, ou y a-t-il un effet positif ? Nous mettons en lumière cette forme de divertissement.

Les gens qui réalisent et partagent des vidéos en ligne sur des plateformes telles que Twitch (une plateforme vidéo en ligne où les joueurs peuvent diffuser leurs aventures de jeu) sont certainement plus créatifs que lorsqu’ils ne font que jouer. Ces gens ont également un objectif : devenir meilleurs afin d’attirer davantage de spectateurs sur leur chaîne. 

 

Il y a aussi quelque chose à dire sur le fait de regarder l’esport, les compétitions professionnelles de jeux vidéo. Des études ont montré que lorsque vous regardez quelqu’un jouer à un jeu vidéo que vous connaissez, votre cerveau simule le même processus que le joueur. Vous jouez le jeu vidéo, pour ainsi dire, sans jouer le jeu. Selon la chercheuse américaine Jane MacGonigal, le simple fait de regarder quelqu’un jouer à un jeu vidéo peut vous permettre de devenir meilleur à ce jeu et aux compétences qui y sont associées. Là aussi, il y a une motivation : devenir extrêmement bon à un jeu vidéo le plus rapidement possible.

 

C’est donc une bonne nouvelle, mais il y a aussi un écueil. Les joueurs souffrant d’un trouble du jeu vidéo manifestent souvent le désir de travailler professionnellement en tant qu’esporteur ou influenceur afin de camoufler leur comportement de jeu problématique ou d’expliquer pourquoi ils ont tant besoin de « s’entraîner ». Les parents ou les superviseurs qui interviennent sont souvent accusés de détruire le rêve du joueur.

 

Le meilleur remède contre cette accusation est de donner à quelqu’un une chance (limitée) de faire ses preuves. Bien qu’une carrière d’un esporteur professionnel ou de créateur de contenu ne soit pas impossible, elle ne s’adresse qu’à un nombre limité de personnes ambitieuses. Les ambitions professionnelles de nombreux joueurs disparaissent rapidement lorsqu’ils doivent les réaliser. Un objectif sans plan reste un rêve, il est donc préférable de préparer un plan B.